Quand l’urbanisme fait grimper les prix immobiliers

Au-delà des caractéristiques, des prestations et de l’état général d’un appartement, plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour déterminer son prix de vente. Son adresse et son environnement sont des éléments essentiels.

La qualité de vie, notamment, la proximité des transports en commun, est devenue primordiale. Néanmoins, ces derniers peuvent considérablement faire augmenter les prix immobiliers.

L’environnement d’un logement influe sur son prix

La localisation d’un bien immobilier est le premier critère qui impacte son prix. Sa proximité des services, le calme des environs et la cote de son quartier sont des éléments qui peuvent influencer, positivement ou négativement, ses tarifs. L’urbanisme de la ville joue un rôle majeur dans ces calculs. Les projets urbains, qui tendent à améliorer le confort de vie des résidents, augmentent indirectement les prix des biens immobiliers.

Par ailleurs, la desserte d’un logement est un critère de poids. Dans le cadre d’un achat ou d’une location d’un logement, les particuliers sont souvent guidés par la proximité de leur lieu de travail. Pour s’y rendre, nombreux sont ceux qui utilisent les transports en commun : métro, bus, tramway, train, … Effectivement environ 50% des Franciliens et entre 20 à 30% des habitants d’une grande ville utilisent ces transports quotidiennement.

Les transports influent sur les prix immobiliers

Les transports influent sur les prix immobiliers

La progression de l’usage des transports en commun est une réalité indiscutable, qui n’est pas sans effet. Les hyper-centres, qui disposent des transports en commun et de nombreux bassins d’emplois, présentent des prix immobiliers inaccessibles. C’est dans ce contexte, que bon nombre d’acheteurs et investisseurs se sont dirigés dans des quartiers légèrement moins cotés, mais parfaitement desservis.

Le métro parisien

La ligne 12 du métro parisien est sans conteste la plus chère de la capitale. Pour acheter un logement dans cette zone, il faut compter environs 13.034€/m² pour la Rue du Bac et 13.054€/m² pour Solférino. Les écarts entre les stations peuvent atteindre plus de 10.000€. C’est le cas, par exemple, de la ligne 13. En effet, cette dernière effectue la desserte des “beaux quartiers” et des villes de banlieue. Ligne de tous les extrêmes, on y trouve la 3ème station la plus chère de Paris (Varenne à environ 13.000€/m²) mais aussi la moins chère (Saint-Denis Université à 2.643€/m²).

Transport Paris

Le métro toulousain

Dans la Ville Rose, c’est la ligne A du métro qui présente les prix immobiliers les plus élevés. La desserte de la station Capitole, célèbre place toulousaine, contribue à augmenter ses prix. Par ailleurs, l’écart entre la station la plus chère et la moins chère de la ligne est de 2.912€/m². L’arrêt Bellefontaine est le moins cher avec 1.378€/m². Concernant la ligne B, on note un écart de 1.851€/m² entre la station Carmes (4.247€/m²) et Trois Cocus (2.396€/m²).

Toutefois, l’arrivée de la 3ème ligne de métro risque de faire augmenter les prix des autres quartiers. Nommée “Toulouse Aerospace Express”, cette nouvelle ligne comportera des arrêts dans le quartier Côte Pavée et un terminus à Montaudran. Le nouveau quartier “Toulouse Aerospace” détiendra alors une position centrale dans l’agglomération toulousaine. De plus, une liaison entre les villes de Colomiers, Cornebarrieu et Fenouillet est à l’étude. Néanmoins, la desserte de ces zones est assez controversée.

Le métro marseillais

À Marseille, c’est la ligne 1 du métro qui possède les prix immobiliers les plus élevés. Le prix moyen au mètre carré est de 2.608€. La station Louis Armand arbore fièrement un prix de 3.975€/m² alors que la station Colbert affiche un prix de 1.876€/m². Vient ensuite la ligne 2 avec un prix moyen de 2.288€/m². Cette ligne connaît un écart de 1.758€ entre la station la plus chère et la moins chère. Ensuite, on retrouve les lignes 1, 2 et 3. Le prix le moins elevé de la ville se trouve à la station National et avoisine les 1.480€/m².

L’augmentation des prix dans les plus grandes villes

L’augmentation des prix dans les plus grandes villes

En moyenne, les prix de l’immobilier en France sont en hausse de +1,3% sur un an. En zones rurales, les prix restent stables. Cependant, cette tendance est inversée dans les métropoles. Pour l’expliquer, plusieurs facteurs rentrent en compte. Comme il a été écrit dans cet article, les transports en commun et les arrivées de nouveaux modes de transports (LGV, tramway, etc) prennent part à cette augmentation. L’urbanisme, la sécurité du quartier, ses services et les prestations du logement y participent également.

Ci-dessous, vous trouverez l’évolution des prix depuis un an dans les grandes métropoles. Ces chiffres sont issus du baromètre meilleursagents.com.

VilleÉvolutionPrix moyen d’un appartementPrix moyen d’une maison
Paris+5,3%9.006€/m²9.654€/m²
Marseille+0.1%2.413€/m²3.173€/m²
Bordeaux+10,4%4.253€/m²3.889€/m²
Lyon+8,2%3.872€/m²4.141€/m²
Toulouse+4,1%2.783€/m²3.075€/m²
Nice+4,6%4.074€/m²4.664€/m²
Montpellier-0,9%2.683€/m²2.838€/m²
Nantes+3,1%2.846€/m²3.099€/m²
Strasbourg+1,4%2.681€/m²2.665€/m²
Lille+1,9%2.596€/m²2.170€/m²
Rennes+3,9%2.632€/m²3.360€/m²

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