Aux États-Unis, l’e-commerce devient la cible des « fake news »

fake news

Après avoir été utilisés pour perturber la campagne électorale américaine de 2016, les « fake news » ou fausses informations débarquent à présent dans le secteur de l’e-commerce.

Selon une enquête menée par la société de sécurité informatique Digital Shadows, il existerait actuellement plus de 2 800 faux sites d’information sur le web. Ces dernières serviraient à propager des fausses infos et actualités sur un produit, une marque, une enseigne…

La diffusion des fake news peut servir à discréditer un concurrent ou au contraire d’embellir la réputation d’un produit ou d’une marque dans le but de réaliser des profits.

10 dollars la fausse information

Les chercheurs de l’entreprise Digital Shadows ont publié ce jeudi 16 novembre un rapport détaillé sur l’enquête menée. Ils y révèlent que les pirates informatiques proposent de créer de fausses informations et faux commentaires très crédibles pour seulement 10 dollars, voire moins. D’autres vont encore plus loin en créant des sites d’information complètement bidons ou encore des « bots ». Ces derniers désignent des comptes fictifs entièrement automatisés qui sont capables de se comporter et interagir sur les réseaux sociaux comme des humains.

1 digital shadow

Pour créer les sites fake, les cybercriminels ne cherchent pas loin puisqu’ils se contentent de dupliquer un vrai site d’information en modifiant un peu son adresse internet. Concernant la création de faux articles et fausses news, là encore, les pirates se contentent simplement de changer légèrement le contenu d’un article véridique déjà existant. L’acheteur du « fake news » n’aura plus qu’à partager l’information sur Internet comme s’il s’agissait d’une vraie.

Des loups dans une bergerie

Dans son rapport, la société Digital Shadows révèle que « comme tous les bons articles de presse, [le contenu fake] est partagé, liké, transféré et republié sur d’autres plateformes ». Or, « plus on peut diffuser largement une fausse information, plus grandes sont les chances qu’elle soit captée par le public et qu’elle atteigne son objectif : discréditer un adversaire, semer la zizanie ou engranger un bénéfice » expliquent les auteurs du rapport.

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En clair, les fake news agissent comme un loup dans une bergerie : elles se font passer pour des informations véridiques dans le but de tromper les consommateurs.

Sur le Dark web

Comme il fallait s’y attendre, les cybercriminels proposent les fake news sur le Dark web. Pour ceux qui ne le savent pas, le Dark Net désigne la face sombre d’Internet. C’est le paradis des transactions illégales, car les vendeurs et acheteurs sont très difficiles à identifier. Certains pirates n’ont cependant pas froid aux yeux : ils osent en effet proposer leurs services au grand jour en les camouflant sous forme de simples outils commerciaux.

3 dark web

Les consommateurs américains sont donc appelés à être plus prudents dans leurs achats. Or cela n’est pas toujours très évident quand on sait que les pirates informatiques parviennent à créer des sites bidons et fake news tellement convaincants qu’il devient très difficile de déceler le vrai du faux. Une affaire à suivre de très près.


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